Entretien d embauche

Mai 10
2012

Lors d’un entretien d’embauche, comment montrer d’entrée de jeu que l’on est différent et avoir davantage d’impact , comment donner une image d’apporteur de solutions? Comment réussir ses entretiens d’embauche? Comment bien se préparer ? Sur quels aspects faire porter sa communication? Par un coach spécialisé en entretiens d’embauche et de motivation.

1/ Avoir des objectifs clairs pour chaque entretien.

Le candidat part en entretien avec l’objectif, «  décrocher le poste » mais cet objectif est trop général. Quel est l’objectif du premier, du deuxième, du troisième entretien ?
Par exemple, un objectif peut être : récolter des informations sur les enjeux spécifiques du poste, pour pouvoir argumenter par la suite.
Conséquence : sans objectif entretien par entretien, l’approche d’un candidat n’évolue pas d’un entretien à un autre.
L’antidote : disposer d’un plan avec les thèmes importants à aborder.

2/ Avoir défini un message

Les candidats ne prennent pas souvent le temps de définir les points clés sur lesquels insister, en particulier pour se distinguer des concurrents.
Par ailleurs, en se contentant de répondre aux question, de subir l’entretien, les candidats montrent leur passivité.
L’antidote : travailler sur des présentations synthétiques, qui mettent en valeur vos atouts. (Ce que j’appelle la présentation des 3 piliers.)

3/ Savoir que le comportement est ce qui va faire la différence

L’entretien d’embauche n’est pas un test technique, c’est un test relationnel.
Sur une erreur de comportement, un entretien peut déraper.
Vous pouvez avoir un superbe palmarès, si le recruteur ne vous sent pas, il ne va pas vous embaucher.

4/ Avoir préparé une batterie d’exemples

C’est ce que j’appelle des pépites
Avoir des exemples chiffrés, frappants. L’ouverture d’un site, le lancement d’un produit.
Dans mon travail de coach, je pose souvent des questions aux candidats pour les aider à sortir de leur expérience des éléments significatifs.
Pour trouver ces éléments, se demander « De quoi je suis le plus fier. » Exemple « j’ai supervisé l’ouverture d’un restaurant. »

5/ Savoir structurer sur la forme

Les gens ont des arguments, mais ils ne savent pas les mettre en valeur.
Par exemple quand ils parlent d’un poste précédent, beaucoup de candidats oublient de dresser le tableau des difficultés. Donc, quand ils parlent de leur réalisations, cela n’a rien de spectaculaire. Il n’y a pas de dimension dramatique, il n’y a pas d’histoire.
Je forme des gens qui sont en recherche d’emploi depuis 6 mois, un an, un an et demi. Je les incite à se présenter d’une façon différente.
Après une refonte de leur CV et de leurs arguments, des gens qui n’avaient pas de rendez-vous depuis 6 mois commencent à avoir des appels.

6/ Avoir un discours différenciant

Exemple : un informaticien qui parle rentabilité, productivité…
Au delà de la compétence technique, il s’agit d’avoir un angle d’approche, une philosophie, quelque chose qui montre votre personnalité.

7/ Quels risques allez-vous prendre ?

C’est particulièrement vrai pour les phases finales du recrutement.
Des candidats qui disent oui a tout ne marquent pas le recruteur.
Ce n’est pas en ayant peur de déplaire que l’on va plaire.
Le recruteur veut être étonné.
Soyons clair : Quand vous prenez un risque, vous risquez de déplaire. Mais vous risquez aussi de créer un coup de cœur. Ce n’est plus un recrutement, c’est une rencontre. Le recruteur n’achète pas ce que vous êtes maintenant, il achète ce que vous pourriez devenir. Aidez le recruteur à se projeter.

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